Prochaine édition : 16 et 17 mars 2019

13ème Marche des Pères de Famille 2016

La marche des pères 2016 a été un vrai succès !

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marche des pères 2016

Malgré le froid, la pluie et la neige, nous étions une centaine, dont plus de 50% de nouveaux, à parcourir cette si belle campagne autour de Banneux.

L’enseignement dispensé par le frère Adrian, frère franciscain du couvent St Antoine de Bruxelles, a été unanimement apprécié par les marcheurs.

Peu, très peu même, sont tombés dans les bras de Morphée le samedi après-midi tant le thème « Seigneur, rends mon coeur semblable au Tien » les a captivés.

Dans l’onglet consacré à la marche 2016 vous trouverez le résumé de cet enseignement.

La marche a été réhaussée par la participation de chrétiens syriens avec lesquels nous avons prié et récité le chapelet. L’émotion était palpable pour tous.

 

Mgr jean-Pierre Delville, évêque de Liège, encourage la Marche des Pères de Famille

Monseigneur Delville nous a fait l’immense honneur et la joie de présider la messe du dimanche 6 mars 2016 au sanctuaire de Banneux.

Monseigneur-Delville

« J’encourage de tout cœur la marche des Pères. Il est en effet très important aujourd’hui que la paternité soit reconnue, alors que nos cultures ne valorisent pas la fécondité du couple ni la figure paternelle. Celle-ci comporte cependant une dimension importante de repère pour le développement des enfants. L’autorité, souvent liée à la paternité, signifie littéralement « ce qui fait grandir ». Chacun en effet a besoin d’être guidé par une personne qui le précède et le protège, une personne qui l’aime comme fait le père de famille. Il est très utile de créer des moments pour permettre aux pères de se retrouver ensemble et devant Dieu; ainsi ils peuvent échanger leurs expériences, leurs joies et leurs difficultés; ils peuvent se laisser inspirer par la parole des autres et par l’évangile de Jésus. Ainsi se créera aussi une nouvelle cellule d’Eglise, qui porte et encourage ceux qui la composent. Grâce à cela, l’Église sera davantage « sacrement de salut » aujourd’hui, c’est-à-dire signe et acteur du salut et du bonheur que Dieu veut procurer à chacun. »

Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

 

Vous trouverez ci-dessous la synthèse de l’enseignement du frère Adrian, des témoignages de pères et les liens vers des photos souvenirs.


Intervenants 2016

Laadrian-282x300 prédication 2016 fut assurée par le frère Adrian, franciscain au Couvent Saint Antoine à Bruxelles.

Vous trouverez ci-dessous le résumé de la prédication « lumineuse » du frère Adrian.

Qu’elle puisse vous servir et vous éclairer tout au long de cette année de la miséricorde.

Seigneur, rends mon cœur semblable au Tien

Marche des pères de famille 2016

I.La joie de la vie éternelle

Cette invocation de longue tradition chrétienne nous rappelle notre mission d’imiter Jésus pour arriver avec lui à la Résurrection et à la vie éternelle auprès du Père. Être chrétien veut dire être imitateur du Christ, bien entendu non dans les conditions extérieures de sa vie, mais dans son comportement dans la manière d’agir de parler, de croire, d’espérer, d’aimer, d’écouter, de souffrir, de pardonner….

Lorsqu’on parle du cœur de Dieu, ce que nous vient à l’esprit c’est la tendresse de Dieu, son amour pour l’homme, sa familiarité, sa douceur…  Mais le cœur est bien plus que ça. Le cœur est le principe de vie lui-même, le moteur cardiaque qui soutient le corps. Quand dans la prière nous demandons que notre cœur devienne semblable au cœur du Père, ce que nous demandons en fait c’est d’avoir part à sa vie divine.

Par le baptême nous sommes devenus fils adoptifs du Père, nous avons reçu une vie divine : vous êtes enfants de Dieu. Une nouvelle dignité nous a été offerte. Voilà donc le sens de cette invocation : « Seigneur rends mon coeur semblable au Tien ». Nous voulons renouveler cette vie divine que nous avons reçue, nous voulons la redécouvrir pour comprendre la miséricorde de Dieu déjà en action dans nos vies.

Cette vie divine est éternelle. Elle signifie laisser Dieu vivre en moi; non seulement à l’intérieur de soi mais dans tout ce que je fais, dis, pense, crois… Laisser vivre Dieu en nous, en nous rappelant combien son don de la vie éternelle change notre vie déjà dès maintenant.

Cette vie nous ouvre à une nouvelle espérance. Elle est source de paix. Elle nous aide à dépasser une double tentation pour notre foi chrétienne.

Tout d’abord celle de comprendre notre foi et de la limiter à un état purement émotionnel. Quelque chose qui pourrait contribuer à notre bien-être ici sur la terre, mais sans l’ouverture, la perspective de l’éternité. La foi deviendrait dès lors un moyen parmi d’autres qui m’aide à augmenter le confort de ma vie, tout en la privant ainsi de son contenu divin, éternel.

Une deuxième tentation met en exergue un état purement idéologique de la foi. État qui pourrait devenir, dans les mots mêmes de Jésus, une forme de pharisaïsme qui n’a pour préoccupation que la propagation de ses valeurs et idées. Ici, nous dénonçons une forme exclusivement politique de la foi chrétienne, préoccupée uniquement à recruter des adeptes et à convaincre les autres de ses opinions, plus qu’à vivre une vraie démarche de conversion, à vivre dans la reconnaissance de la vie éternelle qui nous a été donnée.

Il n’y a rien de plus concret dans nos vies que de considérer cet héritage de la vie éternelle qui nous a été confié, de le vivre dans la responsabilité, de le faire fructifier en nous et autour de nous. Ce faisant,  beaucoup de choses changeront. L’on découvrira une nouvelle espérance plus forte que tous nos problèmes, que toutes les angoisses, que toutes les maladies.

Réjouissons-nous de savoir que nous avons une vie éternelle, qui a déjà commencé.

La conscience de la vie éternelle n’est pas toujours présente dans le quotidien de nos vies. Occupé avec les choses de cette terre, on oublie les choses d’en Haut. Par ailleurs, le tentateur désire par-dessus tout que nous oubliions notre dignité de fils adoptifs du Père.

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II.La nécessité s’impose de savoir comment entretenir la bonne santé spirituelle de notre âme, de notre être. Plusieurs indications sont possibles, toutefois, je propose une démarche – que j’ai moi-même entendu – et qui pourrait, éventuellement, constituer  un point de départ pour toute méditation personnelle, ultérieure.

1.La prière quotidienne : il est nécessaire d’avoir une relation constante avec Dieu. Garder sa présence vivante dans notre quotidien.

Comment ? A travers différentes formes de prières : Prière récitée seul ou en communauté. Adoration eucharistique. Méditation de la parole de Dieu. Écoute de la prière des autres. La musique, qui peut m’aider à vivre dans la présence de Dieu.

2.Être reconnaissant : L’ennemi nous rappelle sans cesse ce qui nous manque, dans le but de nous décourager. Le mécontentement est un terrain fertile pour le malheur, le péché et le désespoir.

En réalité, je vais assez bien. Arrêter de se plaindre et commencer à compter les bénédictions.

Prendre le chapelet et compter les bénédictions.

3.Être productif : La tristesse nous pousse à nous isoler, à ne rien faire, à contempler nos blessures, à nous victimiser. Être productif, afin d’éviter cet état de mécontentement perpétuel.

Avoir une activité, souvent simple, qui nous aide à sortir de nous-mêmes. Cela n’est pas très compliqué, mettre la table, faire la vaisselle, faire le ménage. Un travail simple, manuel qui nous aide à rester disponible aux autres, et qui constitue un outil simple pour le corps et pour l’âme. Se demander : qu’est-ce que j’ai fait aujourd’hui ?

4.Garder un lien avec la nature : Le monde de plus en plus technologique nous coupe de la nature, et du réel, qui ouvre la voie aux nouvelles dépendances et crée des vulnérabilités. Grand nombre de maladies psychologiques naissent de cela. Pour retrouver le sens du réel, le contact avec le réel, il est nécessaire de reprendre contact avec la nature. Une balade en forêt ou dans les champs, par exemple. Cela peut être réconfortant, cela peut nous inspirer, peut nous réjouir, peut libérer notre esprit, peut nous montrer la bonté de la miséricorde du Créateur.

5.La fréquentation de lieux saints : Nous avons la grâce d’avoir beaucoup d’églises, ainsi que des lieux de pèlerinage. Il est opportun de libérer des moments de recueillement, et de silence dans des lieux habités par la prière. S’arrêter dans une église qui se trouve sur notre chemin, ou à proximité de notre maison. Passer des journées dans des petits lieux de pèlerinage, qui ne manquent pas en Belgique ! Ecouter la voix du Seigneur, et participer à l’eucharistie quotidienne, si cela est envisageable selon mes horaires de travail et de vie de famille.

6.L’attention aux environnements toxiques :Des personnes, des lieux, voire même des objets autour de nous peuvent avoir une influence néfaste sur notre âme. Oui, nous sommes appelés à être ouverts et accueillants envers tous, pourtant, il est parfois nécessaire de s’éloigner pour ne pas être contaminé par le mal. Il est dans tous les cas nécessaire de beaucoup prier. Mais aussi d’assumer le risque de s’éloigner, de perdre des amis…

7.Attention à la diète : Dans la même lignée, il est nécessaire de faire attention à ce que l’on consomme, aussi bien avec la bouche, qu’avec les yeux ou les oreilles. Les nouvelles, la musique, les discutions, peuvent nous entraîner vers une maladie spirituelle.

Prenons l’exemple de l’agressivité, présente dans les films, la violence dans les informations diffusées. L’agressivité nous entoure, et cela a un impact non négligeable sur les nouvelles générations, mais pas seulement.

8.La relation avec la souffrance : Nous sommes appelés à apprendre à bien souffrir. Cela ne signifie pas la résignation. Accepter la réalité telle quelle et l’accueillir dans la paix, afin de pouvoir par la suite se construire, et guérir la(les) blessure(s).

Arrêter de vivre dans la frustration (qui étymologiquement veut dire « se flageller soi-même »).

Il nous faut nous rappeler que la souffrance n’est pas la pire chose au monde. Le pêché est la pire chose au monde. Accepter la souffrance en comprenant qu’elle ne m’éloigne pas de Dieu, au contraire, elle me rapproche de Lui.  Aller même jusqu’à être reconnaissant envers Dieu pour cette souffrance, et la lui offrir. Prions, non pas pour qu’Il enlève la croix, mais pour qu’Il la porte avec nous.

Voilà la source de la paix. La paix de Jésus, et pas une autre. La paix de Jésus ne fuit pas la souffrance.

9.La relation avec la volonté de Dieu : Cela demande obéissance et humilité de notre part. Oublier un peu nos émotions, ce que nous ressentons, pour faire confiance à la parole de Dieu, dans l’humilité. La volonté de Dieu est que nous Lui fassions confiance. Même lorsqu’il nous demande de pardonner à nos ennemis. Ce qui semble impossible, lorsque l’on ne fait pas la distinction entre pardon et réconciliation.

Pardonner veut dire laisser partir ma colère, arrêter de vivre avec elle, et faire la place pour la guérison. La réconciliation est le pas supplémentaire et préalable à la restauration des liens avec la personne, avec mon ennemi : pouvoir le regarder dans les yeux. Cela peut arriver après le pardon, sans pour autant être toujours nécessaire. La grâce est toujours donnée aux humbles aux obéissants.

10.Attention à l’énergie négative : Dans la même perspective que le point n°6, cette fois sont à considérer les émotions intérieures qui peuvent nuire à la santé spirituelle. Les émotions négatives telles que la colère, la jalousie, l’orgueil, le mépris… nourrissent les démons. La nécessité de protéger nos cœurs devient une évidence. En commençant par ne pas accepter que ces émotions demeurent en nous. Elles apparaissent souvent sans que l’on y pense, mais une fois que l’on prend conscience de l’esprit qui nous habite, il faut prier pour que cet esprit soit éloigné de nous.

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IMG_0383Le père Alban Massie, jésuite, se chargea de l’exhortation du samedi soir précédant le temps d’adoration et le sacrement de réconciliation.

 


Quelques témoignages de pères

Vous avez été nombreux à nous remercier mais c’est nous qui vous remercions pour votre investissement, votre dynamisme et vos prières !

Puissiez-vous revenir encore plus nombreux l’an prochain car quand on découvre quelque chose de beau et de bon, il faut le partager et non le garder pour soi !!

simon, damien, frédéricpieter, philippe, jeanyves, gaetanbenjamin, olivier, aymard, benoîtguy, christian


Quelques photos souvenirs

Photos de Bernard dlC : https://drive.google.com/folderview?id=0B1YnxSxh7oQ8SlFheWlyaXoyUDQ&usp=sharing

Photos de Charles-Henri : https://drive.google.com/folderview?id=0B9MELazGskoNNHJveDFVYjNHQ2c&usp=sharing